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voie verte de la ligne caen flers 5

les années SMN

Après la guerre, tout est à reconstruire....le chemin de fer transporte la matière première de façon massive.

D'impressionnantes usines qui feront les trente glorieuses sortent de terre.

TerrassĂ© par la guerre, le pays se reconstruit  en utilisant le modernisme mis Ă  sa disposition.

La ligne Caen-Laval participera de façon active à ce renouveau.

Pour cela, ses infrastructures, et nombres de ses gares furent modernisées.

Mais le plus grand et passionnant projet sera conduit autour de la SMN, immense navire anéanti par la guerre et qui grâce à la prouesse technologique retrouve une identité qui marque l'histoire des trente glorieuses.

Avec ses impressionnantes installations, elle reste l'image du monde ouvrier et des mines dont les trains de la ligne rappellent l'histoire.

Histoire de la dĂ©sindustrialisation de la France et du dĂ©mantèlement de la sidĂ©rurgie, terrassĂ©e par la crise des annĂ©es 80 qui explique en partie la situation actuelle de notre pays, son sort fut  liĂ© Ă  celui de la ligne Caen-Flers.

Au sentiment de trahison politique, aux incidences sur l'évolution du chômage, son passé est toujours présent sur la ligne de chemin de fer de la suisse normande.

Comble de tout, elle rappelle la volontĂ© de faire table rase du passĂ©, reprĂ©sentant un monde Ă©conomique et social que l'on veut nous faire  croire dĂ©passĂ©.

Au non du capitalisme régnant, son démantèlement quasi intégrale, revendant à la chine en éveil économique une partie de notre outil industriel marque la réalité de l'avenir promis.

L'utopie de nouvelles entreprises de taille ne sera plus, et il nous faudra composer avec, au risque de voir le chômage poursuivre sa croissance si nous ne trouvons pas de solutions alternatives au capitalisme dont les limites ont été atteintes, à défaut de créer plus de misère.

Il convient de garder mémoires des années SMN qui firent la gloire du transport du minerai de fer sur la ligne Caen-Laval.

Si la SMN a été très vite détruite pour passer à autre chose que l'on attend toujours..... la ligne rappelle notre patrimoine qui fit la gloire des trente glorieuses.

les années 70

Les annĂ©es 70 en Basse Normandie sont  celles du turbotrain qui porte Paris Ă  1h49 de Caen mais aussi celle de la seconde grande vague de fermetures de lignes dites secondaires après celle de 1938.

La ligne Caen-Flers  qui ne vit jamais de turbotrain sur ses rails, considĂ©rĂ©e comme une  ligne secondaire devait donc perdre son service voyageurs assurĂ© par autorail de type Picasso, Ă  raison de trois aller/retours par jour sauf le dimanche matin.

les années 80

Les années 80 sont marqués par la rentrée dans un mondialisation croissante.

Le cout de l'Ă©nergie condamne le turbotrain, paradoxe du camion qui lui devient le roi de la route pour le transport de marchandises.

Les dernières petites lignes  de nos campagnes ferment, rĂ©duisant le rĂ©seau ferroviaire normand.

Le train n'est plus Ă  la mode, et la voiture devient le rĂŞve de chacun pour se dĂ©placer en toute libertĂ©, l'autobus remplace  le chemin de fer de nos campagnes..

les années 90

Les annĂ©es 90 marquent les fermetures des  grandes usines conduisant  Ă  encore moins de transport par chemin de fer de marchandises.

Le port de Caen perd son rang et une grande partie de son activité.

Les gares ferment  sous la pression de la rentabilitĂ©.

Elles sont même rasées pour certaines alors que l'on nous parle de manque de logements.

Le service voyageurs est en déclin, n'en déplaise à la SNCF qui relooke pourtant sa communication.

Il faudra attendre la fin de ces années difficile pour voir arrivée de nouveaux autorails qui auraient été fortement utile si nous avions gardé nos petites lignes.

les années 2000

Face à l'accélération constante des nouvelles technologies en ce début des années 2000, la volonté de mettre en harmonie la nature et l'homme conduit à la création de voies vertes sur nos petites lignes abandonnées.

Si pendant les trente glorieuses nous n'étions pas prêt à concevoir de nouveaux modes de transports , après 20 ans de crises croissantes, les choses ont changé.

Le train n'a pas dit son dernier mot, le vĂ©lorail est  en constante progression en France sur les quelques lignes secondaires non dĂ©montĂ©es.

C'est à nous tous que revient la responsabilité de faire vivre nos voies vertes, nos vélorails et nos trains touristiques qui sont l'avenir de nos petites lignes, devenues des lieux de loisirs et de plaisirs le temps d'un beau dimanche.

Quand aux petits trains de nos campagnes, nos illustres autorails, ils auront l'avenir que nos politiques voudront y porter, la SNCF ayant fait le choix d'abandonner son réseau secondaire.

La ligne Caen-Flers rentre parfaitement dans ce cadre.

un voyageur du dimanche....

Extrait du voyage de Luc  sur la ligne Caen-Flers, le 10 mai 2015, qui m'a envoyĂ© de belles photos de son parcours autour du tunnel des gouttes et du viaduc de la Lande.


"Hier dimanche 10 mai, il y avait du monde en Suisse normande.
Une région touristique sous exploitée.
Certain accès à l’Orne sont impossibles car on ne peut se garer ni même faire demi-tour !
Voir le GR 36 au pont de la Mousse et au lieu dit Le bout-Dessous. Impossible en voiture.
J’ai vu des gens se baigner et sous le chaud soleil, il y avait comme un air de paradis.
En montant Saint-Clair par Saint-Christophe, j’ai aussi vu un renard qui traversait la route.
Bientôt j’irai explorer l’entrée Nord du tunnel des Gouttes....
La V43, rebaptisée La vélo Francette, ne passera pas par le tunnel des gouttes mais contournera par Pont-d’Ouilly et la vallée du Noireau. .
Un article dans le Ouest France parle de l'avenir de la gare de Thury-Harcourt.
La commune de Thury Harcourt l'a racheté à la SNCF.
Un restaurant dans une gare... L’idée est saugrenue.
Personnellement, je suis favorable à ce qu’il y ai des infrastructures séparées pour les cyclos et pour les voyageurs ferroviaires.
Des cuisines dans une gare... c’est étrange.
En tout cas, il faudrait faire une étude de marché pour assurer les besoins des cyclos de la voie verte, futur “autoroute” à vélo.
Au moins des guinguettes rafraichissantes avec stock de pièces pour vélos, consignes à vélo, revues, infos...
Nous allons inaugurer la VĂ©lo Francette qui relie Ouistreham Ă  la Rochelle le 20 juin prochain.
L’idée est de parcourir à 20 cyclos environ, les 80 km de l’itinéraire dans le Calvados qui relie Ouistreham à Condé-sur-Noireau en passant par Caen, Thury, Clécy, Pont-d’Ouilly."


Voici quelques photos prises par Luc, souvenir d'un dimanche sur le chemin de fer de la suisse normande.
 

Avant le départ

Devant la gare de Condé sur Noireau dans les années 20, un couple de voyageurs accompagné de leur mère et de leur deux petites filles posent en attendant le départ du train.

A cette époque, la gare de 1ere classe, la plus spacieuse et la plus grande entre Caen et Flers, d'arrêt général, équipée de marquises, faisait vivre 36 familles de cheminots.

Le retournement des locomotives

Au delà des dépôts pour les machines que possédaient Caen, Condé Sur Noireau et Flers, les deux derniers étant de simples remises pour locomotives, fort utile pour remettre dans le sens de marche les locomotives à vapeur, Caen et Flers possédaient des rotondes de retournement. (photo de Caen).

De nos jours, le retournement des vélorails juste avant le tunnel des gouttes, terminus, tunnel interdit.